La nature profonde des maladies

Pour les anciens déjà, et cela reste valable aujourd’hui, la nature profonde de la majorité des maladies était constituée par la présence de substances indésirables dans l’organisme et ces substances ont reçu des noms très divers à travers le temps. De nos jours, on les désigne sous le terme général de toxines. Il s’agit du cholestérol et des acides gras saturés qui épaississent le sang, se déposent sur les vaisseaux, les agressent et les bouchent, et sont à l’origine des maladies cardio-vasculaires. Ce sont les acides et les cristaux qui enflamment, bloquent et déforment les articulations des rhumatisants. Ce sont aussi les déchets colloïdaux qui encombrent les voies respiratoires et provoquent infections et rhumes. Et également l’acide urique qui provoque la goutte. Le sel qui engendre la rétention de l’eau. Le sucre qui est à la base des troubles du diabète, etc.

De nos jours, il faut aussi compter comme substances indésirables tous les additifs alimentaires (colorants, antioxydants, agents conservateurs,…), les produits de traitement des cultures (herbicides, fongicides, insecticides,…), les substances médicamenteuses données au bétail (hormones, antibiotiques, vaccins,…), les médicaments que nous consommons nous-mêmes (calmants, somnifères, antibiotiques,…) ainsi que les multiples poisons provenant de la pollution de l’air, de l’eau et des terres. La maladie : Une accumulation de toxines Que les maladies soient dues à la présence de substances indésirables dans l’organisme découle de l’observation et peut être vérifiée par chacun. Les personnes souffrant de maladies respiratoires se mouchent, toussent ou expectorent pour se débarrasser de substances qui encombrent leurs alvéoles (asthme), leurs bronches (bronchites), leur gorge (toux), leurs sinus (sinusite) ou leur nez (rhume).

Les articulations des rhumatisants sont enflammées, bloquées et déformées par la présence de « cristaux ».

Tous les problèmes de peau sont dus au rejet, soit de substances acides par les glandes sudoripares (eczéma sec, crevasses), soit de déchets colloïdaux par les glandes sébacées (acné, furoncles, peau grasse, eczémas suintant).

C’est la présence de substances alimentaires en excès au niveau de l’estomac et des intestins qui provoque les régurgitations, les indigestions, les nausées, les vomissements ou les diarrhées ; ou, lorsque ces substances fermentent et putréfient : l’inflammation des muqueuses digestives (gastrite, entérite, colite), la production de gaz (aérophagie, ballonnements).

Tout l’éventail des maladies cardio-vasculaires, dont trois personnes sur cinq décèdent de nos jours, est dû à la présence des substances excédentaires (cholestérol, acide gras) qui épaississent le sang, se déposent sur les vaisseaux (artériosclérose), enflamment leurs parois (phlébite, artérite), les déforment (varices) et les bouchent (infarctus, attaque cérébrale, embolie).

Dans les maladies rénales, les substances incriminées sont les déchets protéiques ; dans l’obésité : les graisses ; dans le cancer : les substances cancérigènes ; dans les allergies : les allergènes. Les émonctoires : Portes de sortie des toxines Le corps est équipé de cinq organes pour faire face à la montée des toxines : le foie, les intestins, les reins, la peau et les poumons. Ces organes excréteurs, ou émonctoires, filtrent les déchets hors du sang et de la lymphe et le rejettent à l’extérieur du corps.

Le foie est sans conteste l’émonctoire le plus important, car non seulement il filtre et élimine les déchets comme le font les autres émonctoires, mais il est aussi capable de neutraliser, s’il est en bonne santé et travaille suffisamment, de nombreuses substances toxiques et cancérigènes. Les déchets filtrés par le foie sont éliminés dans la bile. Une bonne production et un écoulement régulier de bile sont donc non seulement garants de bonnes digestions, mais aussi d’une bonne détoxication.

Les intestins, par leur longueur (7 mètres) et leur diamètre (3 à 8 cm), jouent également un rôle fondamental. En effet, la masse de substances qui peut y stagner, putréfier ou fermenter est énorme, et contribue pour une grande part à l’auto-intoxication. La grande partie de la population souffrant de constipation, recommander des drainages intestinaux ne peut qu’avoir des effets salutaires.

Les reins éliminent les déchets filtrés hors du sang en les diluant dans l’urine. Toute diminution de la quantité d’urine ou de sa concentration en déchets provoque une accumulation de toxines dans l’organisme, accumulation génératrice de troubles de santé.

La peau constitue une double porte de sortie puisqu’elle rejette des déchets cristaloïdaux dissous dans la sueur par les glandes sudoripares et des déchets colloïdaux, dissous dans le sébum par les glandes sébacées.

Les poumons sont avant tout une voie d’élimination de déchets gazeux, mais à cause de la suralimentation et de la pollution, ils rejettent très souvent aussi des déchets solides (glaires). Guérir, c’est détoxiquer La solution à l’encrassement du corps par les toxines est la détoxication. La nature d’ailleurs nous montre la voie à suivre. Face à la montée des surcharges, le corps réagit. Il brûle les déchets par la fièvre ou cherche à les éliminer par les émonctoires. On voit ainsi apparaître le rejet de déchets par la peau (acné, eczémas,…) par les voies respiratoires (bronchite, rhume, sinusite,), par les voies urinaires (polyurie, urine acide, sable,…), par les voies digestives (vomissements, diarrhée, …), par l’utérus (pertes blanches), par les yeux (sable au réveil, conjonctivite par la présence d’acides en excès dans les larmes,…).

Si les portes de sortie normales ne sont pas suffisantes, le corps en crée des nouvelles : ulcères variqueux, plaies suintantes qui ne cicatrisent pas, hémorragies spontanées (hémorroïdes, saignements du nez, règles trop abondantes,…).

Les animaux aussi se soignent en se détoxiquant. Les loups et les chamois mordus par les serpents venimeux se soignent en se purgeant des poisons à l’aide de plantes médicinales qu’ils ne consomment jamais autrement. S’ils sont malades, les chats et les chiens mangent du grammont ou du chiendent. Selon la dose absorbée, ces plantes déclenchent une expectoration, une diurèse ou la vidange du tube digestif (effet purgatif).

Remarque : Régulièrement des animaux qui, malades ou blessés, instinctivement se mettent à jeûner durant quelques heures à plusieurs jours…

Finalement, nous comprenons bien à quel point la nature et la quantité de notre alimentation, ainsi que la qualité de notre environnement vont influencer sur notre niveau de santé. S’intéresser à l’origine des maladies, aux causes, plutôt que de se focaliser sur le traitement des signaux d’alarmes, les symptômes, nous ouvre la voie vers une remise en question globale du fonctionnement de nos sociétés et de notre rapport à la nature.

Réf. Livre « Manuel de détoxication : Santé et vitalité par l'élimination des toxines »

Date de dernière mise à jour : 24/04/2016

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